Évolution des comportements de recherche en 2025

Les données réelles de fin 2025 nuancent le mythe d'une révolution brutale : le marché de la recherche n'est pas en train d'exploser, mais il se stabilise vers une efficacité accrue et des requêtes plus précises.

Le Ptit Digital

24 février 2026

L'essentiel

Le rapport State of Search Q4 2025 de Datos analyse des milliards d'événements de navigation pour confronter les discours sur l'IA aux comportements réels. Si Google maintient une domination écrasante (95 % de parts de marché), on observe une baisse du volume de requêtes par utilisateur aux États-Unis, signe que les réponses sont trouvées plus rapidement. Le phénomène du « zero-click » semble avoir atteint un plateau, tandis que les outils conversationnels progressent sans encore renverser l'écosystème.

  • La recherche classique reste le pilier central de la navigation avec une part de marché stable autour de 10 % de l'activité desktop totale. Google continue de dominer largement le paysage, laissant peu d'espace aux moteurs alternatifs malgré l'intégration de l'IA.

  • Les requêtes des utilisateurs s'allongent significativement, les formulations de 6 à 9 mots devenant la norme. Cette évolution montre que les internautes apprennent à exprimer des besoins complexes en une seule fois plutôt que d'itérer par essais successifs.

  • Les plateformes conversationnelles comme ChatGPT ou Gemini représentent moins de 1 % des événements desktop mondiaux en décembre 2025. Ces usages s'ajoutent à la recherche traditionnelle pour l'exploration de sujets complexes plutôt que de la remplacer pour les besoins quotidiens.

  • L'intention de recherche demeure massivement informationnelle, représentant plus de 55 % des requêtes globales. La recherche en ligne sert toujours prioritairement à comprendre et comparer avant d'envisager une action transactionnelle.

L'anecdote

ma lecture

C'est un sujet passionnant qui dépasse la traditionnelle “gue-guerre” entre traditionalistes et novateurs. Pour l’approfondir, il nous oblige à poser la question cruciale du contexte de recherche : s'agit-il d'une saisie textuelle ou vocale ? L'usage se fait-il sur ordinateur ou smartphone ? Le sujet est-il complexe ou utilitaire ? Ces variables détermineront si l'interface doit rester un moteur classique ou devenir un assistant conversationnel.